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Pour une éducation populaire

lundi 26 avril 2004, par ps

Thyde Rosell

La Révolution espagnole a été possible parce qu’il y avait un million de personnes qui réfléchissaient : des naturistes, des groupes de promenades à la montagne, etc. bref une effervescence.

Aujourd’hui nous sommes englués dans le mythe républicain de l’égalité des chances. « Chance » vient du mot latin qui signifie de jeter les dés. Or dans le dé il n’y a qu’un as. On ne peut retenir cette problématique, car elle est étrangère à toute problématique d’éducation populaire, même si au niveau pédagogique certains aspects peuvent être pris. Il s’agit de créer une formation personnelle à travers des échanges afin de susciter une société juste. Cette idée peut être réappropriée aujourd’hui.

On est dans une culture de classe à partir du moment où on rejette la différence culturelle. Il faut admettre la parité culturelle.

On avait aussi toujours favorisé l’éducation au travail, que l’on voyait comme un moyen de lutte de classe, moyen aujourd’hui obsolète. Notre appareil éducatif consistait à alphabétiser.

Contrairement au discours commun, il n’y a pas de corps enseignant : un enseignant qui n’est que CES ne va pas s’investir s’il n’est là que pour six mois.

Il y a des questions qu’on ne se pose pas. Par exemple, pourquoi les jeunes maghrébins préfèrent-ils aller dans les LEP du centre ville plutôt que dans ceux de leur quartier ?

Le tout pédagogique n’est pas une solution. La stratification actuelle du secteur politique (y compris du secteur libertaire) est tellement rigide, qu’on se trouve dans des contradictions réelles.

L’important n’est pas de créer un programme mais un mouvement qui tienne compte de la valorisation collective de groupes sociaux entiers.


Résumé par Ronald Creagh. Cet exposé a été présenté aux Rencontres de Bieuzy (1999. Hommage à Ferrer)