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Carvalho Ferreira, José Maria. « Contradictions et limites de l’anarchisme aujourd’hui »
Article mis en ligne le 25 juin 2004
dernière modification le 3 août 2004

par ps

Notes d’un exposé présenté à la Conférence "Quel avenir pour l’anarchisme", Toulouse, oct. 1999.

Je parle d’un pays où l’anarchisme a eu des difficultés sociales : l’Argentine. C’est un terme de mon histoire après la Révolution espagnole de 36.

Je veux parler de la crise actuelle de l’anarchisme et essayer de voir les facteurs, les aspects les plus importants qui touchent l’anarchisme comme objet. Enfin, je proposerai quelques hypothèses.

Situation actuelle de l’anarchisme

Crise du fait que nous sommes dans une situation de ghetto ; l’organisation et les mouvements sociaux n’ont plus la capacité de mobilisation et développent un sens de pratique plutôt dogmatique. Elles rentrent dans le normatisme.

Incapacité manifeste d’intervention sociale profonde même si nous assistons à la perte de légitimité des partis et syndicats et à une crise du capitalisme.

Essayons une autocritique sans référence au passé

Nous avons les outils de faire une critique de la société capitaliste, de l’État-nation, nous voyons aussi la mondialisation qui développe un sens universel de l’exploitation et de l’oppression. Il y a une espèce de globalisation où l’individu perd progressivement de l’importance.

Nous devons donc bien comprendre ce que nous combattons.

Le mythe de la révolution : on l’attend et elle ne vient pas, d’où une histoire de frustration.

Il n’y a pas en histoire de rupture absolue L’histoire est une construction de tous les jours.

Notre patrimoine historique est l’anarcho-syndicalisme, mais aussi le municipalisme libertaire, l’anarcho-féminisme, les mouvements de contre culture, etc. Nous devons construire un ensemble théorique et pratique qui intègre tous ces domaines.

En conclusion, je propose des pistes et des hypothèses :

Plus que jamais il est possible de créer une synthèse libertaire à partir des différences anarchistes. Voyons nos rapports avec la nature ; nous tous avons besoin du même air, de la même forêt. Nous avons besoin d’un dialogue avec la nature. Il n’y a pas de frontière dans ce domaine, pas de patrie.

Intégrer théorie et pratique : avant de penser à la grande révolution, faisons du théâtre, des échanges, faisons l’amour (déclaration de mon voisin !).