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Max Nomad (1881-1973) par Charles Jacquier
Article mis en ligne le 3 novembre 2004
dernière modification le 26 avril 2015

par r-c.
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1. Présentation de Charles Jacquier

Max Nacht, connu sous le nom de plume de Max Nomad, est né en 1881 en Galicie orientale, dans l’Empire Austro-Hongrois. À partir de 1902, il donne de nombreux articles à la presse anarchiste et devient l’un des rédacteurs en chef du mensuel anarcho-syndicaliste polonais, Wolny Swiat en 1904. En août de la même année, pour éviter une arrestation, il s’exile à Zurich. Deux ans plus tard, il abandonne l’anarchisme et devient membre du groupe du révolutionnaire polonais Jan Waclav Makhaïski à Genève. Ce dernier avait compris, dès le tournant du siècle :

“ primo, que les socialistes démocrates étaient au fond des libéraux de gauche, des réformateurs sociaux ; secundo, que dans un Etat collectiviste, tel qu’il devait être réalisé en Russie moins de vingt ans après la prédiction, les fonctionnaires, les directeurs et les techniciens constitueraient la nouvelle classe dirigeante . ”

Actif dans le mouvement révolutionnaire clandestin russo-polonais en 1908-1909, il part aux Etats-Unis en 1913, où il adopte le nom de Max Nomad. À New York et à Washington, il est traducteur pour le “ Soviet Information Bureau ” de 1921 à 1929 et collabore à des journaux et des revues historiques, sociologiques et politiques en Europe et aux Etats-Unis. Ainsi il publie un important article, “ Capitalism Without Capitalists ”, dans le Scribner’s Magazine (n° 6, juin 1934) de New York. En 1945, il devient professeur d’histoire et de science politique à la New York University et à la New School for Social Research. Ses principaux livres sont Rebels and Renegades (1932), Apostles of Revolution (1939) et Dreamers, Dynamiters and Demagogues (1964). Il meurt à New York en 1973.

Son texte que nous republions est paru dans la revue syndicaliste La Révolution prolétarienne (n° 163, 10 novembre 1933). Il s’agit de la conclusion du volume Rebels and Renegades, la seule partie jamais traduite en français. Sans citer le nom de Makhaïski, Max Nomad y présentait pour la première fois aux lecteurs français un résumé de ses thèses. Le lire aujourd’hui est une première approche de l’œuvre de Makhaïski, indispensable pour comprendre les échecs et les impasses du mouvement socialiste, des origines à nos jours. En effet, derrière l’apparente unité du projet socialiste se dissimulent deux conceptions antagoniques. L’une, celle de la social-démocratie privilégie, dès la fin du XIXe siècle, la conquête de l’Etat par le parti. Elle connaîtra deux variantes, social-démocrate et léniniste. L’autre fait de l’action autonome des travailleurs le principe même de l’émancipation sociale et s’incarne dans le mouvement anarchiste, le syndicalisme révolutionnaire et le communisme de conseils.

Véritable analyse matérialiste des différentes formes de socialisme d’Etat, l’œuvre de Makhaïski devrait permettre d’en finir avec le mythe de la gauche pour donner son véritable sens aux efforts d’émancipation sociale des travailleurs afin de maîtriser leur destin, sans Dieu, ni César, ni tribun…

CJ

2. Texte de Max Nomad

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