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FERRUA, Pietro. Compte-rendu : "Red Emma Queen of the Anarchists" de Carol BOLT
Article mis en ligne le 6 janvier 2005
dernière modification le 26 avril 2015

par r-c.
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Canada, 1973.

Première : le 5 février 1974 au Toronto Free Theater.

Mise en scène : Martin Kinch ;

Décors : Miro Kinch ;

Musique de scène : Phil Schreibman ;

Lumières : Sholem Dolgoy ;

Chorégraphie : Jane Foster ;

Assistant : Des Mcanuff ;

Costumes : Carol Crawley ;

Projections : Michel Lambeth et encore : Fritz Mcevoy, Paul Reynolds.

Personnages : Emma Goldman (Chapelle Jaffe) ; Helen Mankin (Diane d’Aquila ; Alexander Berkman (Nick Mancuso) ; Fedya (Jim Henshaw) ; Henry Clay Frick (William Webster) ; Kreiderman (Miles Potter) ; Parks (A.J.Henderson) ; Johann Most (David Bolt).

Au piano : Phil Schreibman.

La production de cette pièce est très ambitieuse. D’abord par la conception des décors. La construction sur deux étages, que l’on atteint grâce à deux escaliers dans les coulisses et deux autres situés sur le plateau, ce qui facilite, avec l’aide de savant jeux d’éclairage, le passage rapide d’une scène à l’autre. L’utilisation des accessoires est tout aussi astucieuse, une table, par exemple, utilisée comme table du restaurant du café Sach’s devient écritoire de rédaction du journal de Most, Freiheit , et table de réunion du groupe anarchiste. On peut ajouter à cela la présence sur scène d’un pianiste doublé de compositeur et l’existence d’un choeur anarchiste qui apparente la pièce à une revue musicale. Le côté comédie est accentué par le chant, pratiqué par plusieur personnages, aussi bien du côté anarchiste que du côté "capitaliste".

Les détectives ne se limitent d’ailleurs pas à chanter le "Pinkerton Rag" mais ils dansent tout comme Helen et Berkman qui danseront à leur tour.

Au deuxième acte c’est à Frick de danser, suivi de Fedya et Emma. De toute évidence les acteurs doivent tous posséder des voix de chanteurs ce qui rend leur rôle d’autant plus ardu.

Mais si le spectacle vise haut par sa complexité, il n’en contient pas moins une forte dose de frivolité. Un certain parti pris de faire du folklore anarchiste peut être remarqué d’emblée par le titre : Emma Goldman REINE des anarchistes doublé par la survenue d’un ROI des anarchistes en la personne de Johann Most.

Bien que les personnages correspondent à des personnes qui ont historiquement vécu, les vicissitudes qui sont décrites ne sont pas crédibles, ni factuellement, ni psychologiquement. Et on est en droit de se demander s’il est de bon ton de faire de la farce avec des sujets aussi graves.

Pietro Ferrua


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