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Le syndicalisme alternatif
La Question sociale. Revue libertaire de réflexion et de combat
Article mis en ligne le 13 janvier 2006

par r-c.
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Nos interrogations de départ

En ouvrant ce dossier, nous nous posions, en termes encore vagues, trois grandes séries de questions :

I. Quel type de syndicalisme différent se proposaient de faire ceux qui ont quitté les grandes confédérations pour construire leur propre outil syndical (2) ?
Sur ce premier point, il nous a paru évident de faire d’emblée une distinction entre la constellation SUD et les CNT :

a) Chez les SUD, aucun lien n’est établi a priori entre la forme organisationnelle à créer et le projet de société des militants révolutionnaires qui en sont à l’origine : l’outil syndical est postulé neutre. D’ailleurs, la part de la contrainte des circonstances (expulsion ou menace d’expulsion des syndicats institutionnels) a été souvent plus forte que celle du projet dans le choix de construire un syndicat autonome - c’est vrai notamment pour le plus grand et le plus vieux d’entre eux, SUD PTT. Un usage est donc fait sans réserve des outils syndicaux offerts par le système, l’exigence de " solidarité, unité, démocratie " ne renvoyant pas tant à des pratiques différentes - même si elle évoque une forme de défiance vis-à-vis des pratiques bureaucratiques - qu’à un état d’esprit.
B) Dans les CNT, par héritage historique, un lien est postulé entre la forme syndicale et le projet d’une " autre société ". Du coup, il s’agissait plutôt pour nous de comprendre comment s’articulent l’exigence d’une défense cohérente des exploités et le désir de promotion des principes libertaires (désir qui, nous le savons d’expérience, se meut bien souvent en un souci identitaire de promotion de " l’organisation "). Et, au passage, de voir si le clivage entre les deux CNT correspondait à une différence de prévalence de l’une ou l’autre de ces exigences.

II. Deuxième problématique : jusqu’à quel point les militants des syndicats alternatifs ont-ils été obligés de composer avec les règles de la paix sociale capitaliste ? Quels outils légaux mis à leur disposition ont-ils pu exploiter sans remettre en cause les intentions de départ ? À l’inverse, en quoi ont-ils dû faire des compromis qui ont d’une manière ou d’une autre aliéné les exigences du début ?

III. En quoi le syndicalisme est-il un outil au service des luttes plus efficace que de simples collectifs créés pour la lutte et disparaissant avec elle ? En d’autres termes, en quoi est-il important de disposer d’une structure stable assurant une continuité militante dans le temps et l’espace ? Plus précisément, l’outil syndical a-t-il contribué : a) à défendre plus efficacement des intérêts des travailleurs dans ce système ? b) à promouvoir l’auto-organisation ? c) à renforcer la solidarité intercatégorielle ?


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