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Histoire et bibliographie
Article mis en ligne le 4 mai 2006

par r-c.
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Le 22 mars 1871, un bras de fer oppose le préfet et
la Garde nationale. Des manifestations se déroulent à Saint-Étienne du 23 mars au 28 mars 1871, sous l’impulsion du club « de la rue de la Vierge » et de la garde nationale. Puis l’hôtel de ville fut pris par les insurgés.

Assaut de l’Hôtel de Ville 24 mars 1871.
Dessin anonyme, fin XIX°. Source

Le 24, la Commune est proclamée, mais aussitôt réprimée par le pouvoir local. Après la mort d’un ouvrier, le préfet est tué par les communards en représailles. Le 28 mars, l’armée
envahit la ville et met fin à la Commune.

Bibliographie

-  La Commune de 1871. L’évènement, les hommes et la mémoire, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2004.

Cet ouvrage constitue les actes d’un colloque tenu en mars 2003 à Précieux et Montbrison par l’Association des amis de Benoit Malon et l’Université de Saint-Étienne. La Commune n’est décidemment pas morte pour que 21 communications lui aient été consacrées à cette occasion. Les textes sont organisés en quatre parties. Le premier ensemble porte sur les évènements et les hommes, avec des papiers très éclectiques, mais passionnants pour certains. A défaut de pouvoir rentrer dans le détail de chacun des articles, on retiendra ceux de Odile Krakovitch qui présente la vision (désespérée) des femmes, à partir d’un ensemble de lettres écrites à Clémenceau, maire de Montmartre ou de Philippe Darriulat sur les sentiments nationaux exprimés par le peuple à partir des chansons de l’époque. Plusieurs contributions portent sur Benoît Malon. Michelle Perrot rappelle (c’est une découverte pour nous) que Georges Sand, l’ancienne quarante-huitarde fut hostile à la Commune. Il faut évoquer également les textes de Charles-Henri Girin sur la Commune de Saint-Étienne et celui de Michel Cordillot sur l’Yonne, permettant d’appréhender l’impact de l’évènement en province. A notre sens, les deux contributions essentielles sont celles de la partie qui suit, « Invitation à la réflexion », alimentée par le papier de Jacques Rougerie et de Robert Tombs. Ce dernier est l’auteur d’un livre de référence sur l’armée de Versailles. Dans son court mais passionnant texte, il s’interroge sur ce qui a poussé ces soldats à commettre les crimes de la semaine sanglante. A partir des travaux conduits sur les crimes de masse du XXe siècle, en particulier du nazisme, l’historien américain rappelle que les massacres résultent de l’impulsion donnée par les chefs, illustration à sa manière de la grande peur que la Commune a produit sur la bourgeoisie et les classes dominantes. Jacques Rougerie, spécialiste incontesté de l’histoire Communarde qu’il a largement contribué à forger, nous livre une analyse serrée de la littérature historique américaine, en particulier de l’ouvrage (hélas non traduit) de Roger V. Gould, Insurgent Identities. Class, Community and Protest in Paris from 1848 to the Commune.

Georges Ubbiali.

Compte-rendu paru dans Dissidences. bulletin de liaison des études sur les mouvements révolutionnaires


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