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LUCE, Maximilien (né à Paris le 13 mars 1858 - mort à Paris le 6 février 1941)
Article mis en ligne le 20 juin 2009
dernière modification le 23 juin 2009

par r-c.
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Maximilien LUCE "Chez l’imprimeur"
Lithographie, 1880. Musée d’art de l’Université du Michigan

Maximilien Luce commence sa vie comme apprenti dans un atelier de gravure et le soir suit des cours de peinture.

Il est déjà fortement marqué par la Commune de Paris et sa répression.

Maximilien LUCE "L’exécution de Varlin" c.1910-1917.
Eugène Varlin, antiautoritaire proudhonien, s’était opposé au massacre des prisonniers faits par les Communards. Il fut néanmoins traîné et exécuté sans jugement par les militaires chargés de la répression.
Maximilien LUCE "Une rue de Paris après la Commune, mai 1871"
Huile sur toile, 1903-1905, Paris, musée d’Orsay.
Luce nous rappelle le massacre des Communards là où la droite va édifier Montmartre pour commémorer sa victoire sur le peuple.
Paris, musée d’Orsay

Devenu graveur, il part en 1876 à Londres, avec son employeur, Eugène Froment. A son retour en France, en 1879, il dut faire son service militaire, tout en continuant à suivre des cours de peinture, bénéficiant aussi des conseils de Pissaro, dont il fait la rencontre et avec lequel il se lie.

Lecteur de La Révolte de Jean Grave, il devient son ami. Il illustrera beaucoup de journaux anarchistes tels que Le Père Peinard, La Révolte et L’En-Dehors.

Illustration de Maximilien LUCE
"Fleurette, grand roman inédit d’Émile Pouget"
La vache à lait, non daté, lithographie, 36 x 28 cm © ADAGP © André Morain
Une allégorie libertaire

Il décrit la vie ouvrière et celle des paysans avec beaucoup de réalisme.

Maximilien LUCE "Les batteurs de pieux"
Entre 1902 et 1903. Huile sur toile. Musée d’Orsay
Maximilien LUCE "Les terrassiers"
Maximilien LUCE "Le Chantier"
1911. Peinture à l’huile sur toile. musée d’Art et d’Histoire, Saint-Denis

Emprisonné en 1894 dans le "Procès des Trente", comme "anarchiste dangereux" dont les oeuvres poussent le peuple à la révolte, il crée une série de lithographies de son expérience en prison, qui seront accompagnées d’un texte de Jules Vallès.

Il se réfugie ensuite à Charleroi, en Belgique.

Maximilien LUCE "Usines près de Charleroi"
1897. Huile sur bois. Musée d’Orsay

Il développe une forme nouvelle de peinture, le néo-impressionnisme, dont il est un des fondateurs, avec Seurat et Signac. Ce groupe est particulièrement attentif aux effets de prisme de la lumière.

Maximilien LUCE "Paris, rue Corot"
Mme Luce au balcon

Après sa libération, il participe à la revue Les Temps nouveaux. Devenu en 1935 président de la Société des Artistes Indépendants, il signe une pétition antifasciste et démissionne de son poste en 1940 pour protester contre la politique de discrimination de Vichy à l’égard des artistes juifs.

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Chronologie établie par le Musée de l’Hôtel-Dieu, Mantes-la-Jolie (78), France

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