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18, 19, 20 novembre Paris.- Unesco : Pierre Clastres
Colloque organisé avec le soutien de l’UNESCO, la Fondation La Ferthé, le CERSA (Université Paris 2-CNRS) et le SESC (Sao Paulo).
Article mis en ligne le 21 septembre 2009
dernière modification le 25 novembre 2009

par r-c.
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Unesco, salle II, 125 avenue de Suffren, 75007 Paris

Renseignements et inscriptions

Présentation

À une époque où les États s’orientent vers la constitution de mégamachines supraétatiques, nous ne pouvons manquer d’être concernés par une pensée qui a conçu une révolution copernicienne ayant pour objet principal l’État. La nouvelle anthropologie politique de Pierre Clastres révolutionne notre manière de penser l’État et au-delà l’institution politique du social.

Trois réquisits :

1/. au lieu de penser, à l’exemple de Hegel, l’histoire comme celle des États, P. Clastres effectue un virage radical en abandonnant la thèse des sociétés sans État, et en faisant graviter les sociétés à État autour des sociétés sauvages ou sociétés contre l’État, de telle sorte que s’ouvre un espace d’intelligibilité inédit qui renouvelle l’intelligence du politique.

2/. Désormais il importe de comprendre les sociétés à État à partir des sociétés contre l’État, et non l’inverse. De ce nouveau paysage résulte une universalisation du politique, puisque chacune de ces formes de société correspond à une forme distincte d’institution politique du social.

3/. Il s’ensuit d’une part qu’il ne peut y avoir société humaine sans politique, de l’autre que l’État, dans cette perspective, est ramené au rang de forme régionale et historiquement déterminée du politique. En outre P. Clastres substitue à l’opposition classique une nouvelle distinction entre sociétés à pouvoir coercitif et sociétés à pouvoir non coercitif.

Cette nouvelle anthropologie politique intéresse au premier chef les ethnologues, mais tout autant les préhistoriens, les historiens, les sociologues, les philosophes et les théoriciens du politique. Les uns et les autres, « Après Clastres » ont pour tâche de prendre la mesure des bouleversements que son œuvre apporte. Citons en un et non des moindres : pour ceux qui continuent à penser l’émancipation, la société émancipée ne saurait être conçue comme une disparition du politique, comme si le politique devait laisser la place à la spontanéité du social, mais comme une institution politique du social, telle que le pouvoir non coercitif soit un pouvoir avec les hommes et non sur les hommes. Ainsi centré, ce colloque se donnera pour ambition de parcourir les voies nouvelles ouvertes par P. Clastres dans une œuvre qui apporte un autre regard pour penser à nouveaux frais la question politique et la condition de la liberté.

Programme des journées :



Mercredi 18 novembre



Présidence d’Evelyne Grossman (CIPh)


- 9h30 : Accueil


- 10h : Thomas Hirsch (EHESS) : La réception française de l’œuvre de Pierre Clastres


- 10h30 : Jacques Chevallier (CERSA, Université Paris 2-CNRS) : Penser à partir de Pierre Clastres : l’État et le devoir de parole 


- 11h : Débat, puis pause


- 11h30 : Max Blechman (Université de Chicago) : Le sauvage est-il un animal politique ?


- 12h : Déba : t

Présidence de Sergio Cardoso (Université de Sao Paulo)


- 14h : Alexandre Frondizi (Institut d’études politiques, Paris) : La société sauvage et le conflit


- 14h30 : Hélène Clastres (CNRS) : De quoi parlent les Indiens ?


- 15h : Débat, puis pause


- 15h30 : Renato Sztutman (Université de Sao Paulo) : Pierre Clastres et le mystère des prophètes et des guerriers sauvages


- 16h : Christian Bertaux (Université Paris Diderot

- Paris 7) : Relecture anthropologique du discours du Contr’Un. Des devins bambara du Mali


- 16h30 : Débat :



Jeudi 19 novembre. 

Présidence de Géraldine Muhlmann (CERSA, Université Paris 2-CNRS)


- 9h30 : Accueil


- 10h : Miguel Abensour (Université Paris Diderot-Paris 7) : Clastres, lecteur de Nietzsche


- 10h30 : Marc Richir (Université libre de Bruxelles) : La contingence du despote 


- 11h : Débat, puis pause


- 11h30 : Mathieu Potte

- Bonneville (CIPh) : Quelle dette ? Quel sens ? De Pierre Clastres à Marcel Gauchet, et retour


- 12h : Débat 

Présidence d’Antonia Birnbaum (Université Paris 8)


- 14h : Anne-Marie Roviello (Université libre de Bruxelles) : Pierre Clastres et la quête du Non-Un


- 14h30 : Etienne Tassin (Université Paris Diderot-Paris 7) : Anthropologie du politique ou anthropologie politique ?


- 15h : Débat, puis pause


- 15h30 : Francisco Naishtat (CIPh) : Révolution copernicienne du politique et révolution politique


- 16h : Sergio Cardoso (Université de Sao Paulo) : Logique, imagination et réalité. L’affirmation de l’existence des sociétés libres selon la Boétie et Pierre Clastres


- 16h30 : Débat



Vendredi 20 novembre

Présidence de Francisco Naishtat (CIPh)


- 9h30 : Accueil


- 10h : Christian Ferrié (Université Paris 2) : Le mouvement inconscient du politique


- 10h30 : Anne Kupiec (Université Paris Diderot-Paris 7) : En quoi l’œuvre de Pierre Clastres peut-elle renouveler la pensée de l’anarchisme ?


- 11h : Débat, puis pause


- 11h30 : Emilio de Ipola (Université de Buenos Aires) : Société et politique dans l’œuvre de Pierre Clastres : la force de la dette


- 12h : Débat

 Présidence d’Emilio de Ipola (Université de Buenos Aires)


- 14h : Marcelo Campagno (Université de Buenos Aires, Conseil national argentin de la recherche) : Pierre Clastres et le problème de l’émergence de l’État


- 14h30 : Tania Stolze Lima (Université fédérale de Rio) : Pierre Clastres et la perspective amérindienne


- 15h : Débat, puis pause


- 15h30 : Marcio Goldman (Université fédérale de Rio) : Pierre Clastres dans l’État-nation


- 16h : Beatriz Perrone Moisés (Université de Sao Paulo) : Amériques, pays du Non-Un


- 16h30 : Claudio Lomnitz (Université de Columbia, New York) : La dépendance en tant que question anthropologique


- 17h : Débat


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