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Biographie d’Emilia SABATÉ
Article mis en ligne le 10 décembre 2009
dernière modification le 11 décembre 2009

par r-c.
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La famille Beriain quitte la Navarre en 1928 et s’installe à Prat de Llobregat en Catalogne, après la mort de la mère en 1926, la famille comprend : le père, trois filles et trois garçons.

Rencontre de Emilia Beriain et de José Sabaté (né le 17 août 1909) autour de 1931 à Prat de LLobregat, Emilia a 17 ans, José 23. Le couple dégage grande harmonie, il est parfait. Ils sont grands et modernes, ouverts aux idées nouvelles de leur temps.

Ils s’installent à la Torrassa, non loin des groupes actionnistes de l’époque. José Sabaté dit ‘Pepet’ devient très vite un élément actif de la CNT et membre du groupe “Los Novatos” organisé par son frère « Quico ».

(Emilia aimait à relater ces jours heureux vécus, lors de leur expédition dans les montagnes de Montserrat, rejoindre les jeunes compagnons dans le site merveilleux élu par “Los Novatos”)

Emilia avec sa belle soeur Maria Sabaté,
soeur de Quico, de José et de Manuel Sabat
Le groupe des Sabaté à Toulouse lors d’un pique-nique.
Les enfants : Clodi, Velia, le bébé Hélios dans les bras d’Emilia, et Aroma.
Les adultes : Hélios Ziglioli, José Pedrero dit Tragapanes, (Francisco Martinez Marquez ?), Manuel Sabaté
.

En 1936, compte tenu des événements, Emilia va rejoindre énergiquement son compagnon Pepet sur le front d’Aragon avec ‘los Aguiluchos’.

Après l’épisode du front de l’Aragon, ‘Pepet’ soldat de la République, descends prendre poste à Valence et le couple s’installe sur place. Emilia Sabaté Beriain ne se séparera jamais de son compagnon tant que les événements le lui permettront.

D’où, le sobriquet de ‘la Popeye” comme l’attestent certaines fictions récentes, avec le témoignage d’anciens compagnons.

(Emilia rappellera souvent qu’elle n’a jamais utilisé les armes contre quiconque, alors qu’elle reconnaît que ‘Pepet’ très patient lui ait appris à les manipuler. Par ailleurs, elle reconnaît en avoir transporté sur elle à maintes reprises)

Puis,’la déroute’ l’emprisonnement de José Sabaté à Alicante, Emilia demeurera toujours à proximité des lieux d’emprisonnement de son compagnon.
Carthagène (al pénal), puis à nouveau Valence en relégation. De 1939 à 1945, se succèdent, prisons puis relégation à Valence. En 1945 José Sabaté quitte l’Espagne.

Les temps deviennent difficiles et dangereux pour les non-alignés. José Sabaté échappe de peu à la police franquiste qui vient l’arrêter, celle-ci flouée se saisit d’Emilia et la soumet à la question, mise au calabozo pendant cinq jours, elle reçoit régulièrement de sévères bastonnades, mais ne parle pas.

En 1946 Emilia Sabaté Beriain passe la frontière à son tour, via Bordeaux, pour rejoindre ‘Pepet’ rentré en France le 27.7.45 et qui poursuit les activités de guérilla urbaine avec son frère ‘Quico’. Puis le couple s’installe désormais à Toulouse automne 1946 (des quittances de loyer l’attestent).

Leur modeste logement devient le point de ralliement de nombreux habitués du couple Sabaté. Le couple vient d’avoir un fils Hélios, Emilia est radieuse et toujours enthousiaste, Manolet vit avec eux, « Quico » les visite régulièrement. La jeune soeur d’Emilia, Candida est présente avec ses deux fillettes. Certains jeunes gens sont plus proches du couple : Hélios Ziglioli, Culebras, Paco, Amador, Manzanares, Tragapanes, Catala, etc...

Puis les années noires surviennent. L’assassinat à Barcelone de José Sabaté le 17 octobre 1949 dans la rue, et la mort par les armes de son frère Manuel Sabaté le 24 février 1950.

Emilia recevait parfois les visites clandestines de nuit de son beau-frère « Quico » (toujours accompagné d’hommes de main) qui venait voir le fils de son frère très estimé.

Puis la disparition de ‘El Quico’ en 1960 les armes à la main.

Emilia Sabaté Beriain, demeurera à Toulouse et travaillera pour vivre et élever son fils.

Dans les années 1960, elle prend pour compagnon [1] Charles Chopoils se marient fils d’émigré espagnol anarchiste. Emilia demeurera jusqu’au bout proche de cette colonie de réfugiés espagnols installés à Toulouse, témoins survivants de cette tragique épopée. Dans les années 1990, avec d’autres compagnons libertaires de la même génération, ils ont comme point de ralliement un banc au ‘Jardin des Plantes’ qu’ils nomment “le banc des poètes” avec parfois des lectures improvisées de poèmes et de longues et bruyantes conversations.

Emilia Beriain, décède le 15 août 2008 à Nailloux.

Hélios SABATE

Notes :

[1ils se marient


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