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BIANCO, René
ALÉRINI, Charles (Bastia, 20 mars 1842 - ....).- Membre de la Commune révolutionnaire de Marseille
Article paru dans Le Monde Libertaire (Mai 1965) n° 112
Article mis en ligne le 6 mars 2004
dernière modification le 24 avril 2015

par ps

Comme Bastelica, il était d’origine corse puisque né à Bastia le 20 mars 1842.

Devenu professeur, il enseignait au Collège de Barcelonnette où il était en même temps correspondant de l’Internationale, ce qui lui vaudra d’être suspendu de ses fonctions en avril 1870 et arrêté quelques jours après toujours pour le même motif.

S’étant établi à Marseille, il participe ensuite, à l’occupation de l’hôtel de ville et à l’organisation de l’éphémère commune révolutionnaire du 8 août 1870. Puis il sera membre de la Commission départementale insurrectionnelle de mars 1871.

Actif, énergique, intelligent, il mettra toutes ses connaissances au service de l’action révolutionnaire et de l’Internationale, organisant notamment la résistance armée, requérant les fusils, les munitions, et prenant une part des plus actives à tous les actes de l’insurrection.

Le 4 avril, il reste un des derniers à la préfecture, alors que la plupart ont fui le danger.

Après l’échec de la Commune, il réussit à passer en Espagne où il va poursuivre son action militante pendant que le Tribunal militaire le condamne à mort par contumace (il sera grâcié en 1889).

Très vite, il est admis parmi les intimes de Bakounine et devient un militant actif de l’Alliance et, à ce titre, il sera toujours mêlé, aussi bien sur le plan espagnol que sur le plan français, à la vie de l’Internationale anti-autoritaire contre les agissements de Marx et de ses amis. James Guillaume, dans ses Souvenirs parlera du coeur chaud, de la droiture , de la vaillance simple et sans phrases de cet homme qui sera délégué de la Fédération régionale espagnole à La Haye, où il signera la déclaration bakouniniste ; qui assistera au Congrès de Saint-Imier dont il sera l’un des trois secrétaires ; qui participera au Congrès de Genève (septembre 1873) en tant que représentant de la FRE et de diverses sections françaises (dont plusieurs illégales) et qui après avoir fait deux ans de prison à Cadix, fera partie en 1877 du Comité fédéral de la fédération française de l’AIT.