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DELHOM, Joël. "Manuel Gonzalez Prada et ses sources d’influence : de la philosophie à la politique "

samedi 20 mars 2004

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Thèse de doctorat (nouveau doctorat), Etudes latino-américaines : sous la direction de Daniel Meyran, Perpignan, 1996 [S.l.] : [s.n.]

Thèse : DOCTORAT (NOUVEAU DOCTORAT) : ET. LATINO-AMERICAINES : PERPIGNAN : 1996

PERPIGNAN-BU Droit-Lettres

Résumé :

Cette thèse, qui s’appuie sur un recensement systématique des références citées dans l’œuvre du péruvien Manuel Gonzalez Prada (1844-1918), s’attache à mettre en évidence les conditions de production et d’interprétation de son discours, imprégné par des formations discursives contradictoires. Les citations et les références sont les signes actifs d’un interdiscours idéologique sur lequel une transformation signifiante s’est opérée. Elle démontre que la pensée de l’essayiste, saisie dans ses aspects philosophiques d’une part, et socio-politiques d’autre part, est le produit d’une réélaboration culturelle originale et critique, ses sources d’influence européennes étant confrontées aux réalités andines.

La thèse fait également émerger la cohérence interne du parcours intellectuel de l’écrivain qui évolue progressivement du libéralisme élitiste et positiviste, inspiré d’Ernest Renan et d’Auguste Comte, au communisme libertaire de Pierre Kropotkine et d’Elisée Reclus, mais dont le cheminement est rendu obscur par les successives modifications de ses textes.

Le rôle central de la question religieuse dans cette évolution y est souligné, de même que celui d’un séjour de sept ans en Europe. La pensée traditionaliste française a sans doute influencé les idées antiparlementaristes de G. Prada, mais ce sont en revanche les théoriciens anarchistes qui lui ont donné les moyens de critiquer la notiion de l’ordre social positivste d’une art et de l’évolutionnisme d’Herbert Spencer dans ses dérives néo-darwinistes d’autre part.

Dans ce cadre philosophique, l’anarchisme Gonzale-Pradien constitue le terme de l’évolution humaine dans le dépassement de la sélection naturelle. Il est conçu comme l’idéal le plus pur de l’individualisme libéral et de la fraternité universelle portée par le christianisme primitif.