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BROCHER Victorine, née MALENFANT. Communarde, anarchiste et militante internationaliste

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Victorine Malenfant est née à Paris, le 4 septembre 1838, dans une famille de vieille tradition révolutionnaire. Son père, Pierre Malenfant, est un cordonnier militant, républicain et franc-maçon. Lors du coup d’État de Napoléon III, en 1848, il est membre d’une compagnie de la Garde nationale hostile au nouvel empereur. Sur la liste des proscrits, il s’enfuit. A 10 ans, Victorine voit des soldats se présenter au domicile de sa mère et la menacer. Le choc émotionnel provoqué par cette brutalité policière lui fait perdre la voix et la mémoire. Au retour de son père, le médecin lui conseille de se rendre à Orléans où la famille s’installe en 1849. Peu à peu, la santé de Victorine s’améliore, mais son père, toujours poursuivi, doit fuir en Belgique.

On la marie le 13 mai 1861 à Jean-Charles Rouchy. Tous deux participent à la fondation d’une boulangerie coopérative. Elle adhère, dès sa création, à l’Association Internationale des Travailleurs. En 1871, son mari et elle combattent tous deux pour la Commune de Paris (elle sera ambulancière). Arrêtée et condamnée à mort pour l’incendie de la Cour des comptes, ce qui est faux, elle réussit à s’enfuir en Suisse tandis que son mari meurt en prison. La mère de Victorine avait cru reconnaître son cadavre parmi les insurgés fusillés sommairement par les Versaillais, ce qui fit qu’elle fut déclarée morte.

En 1881, comme déléguée des groupes des 6ème, 11ème et 20ème arrondissements de Paris, elle est au Congrès socialiste-révolutionnaire de Londres. Elle y rencontre Gustave Brocher, qui deviendra son second mari et avec lequel elle élèvera plusieurs orphelins de la Commune. Elle fait aussi partie du Comité directeur de l’école dirigée par Louise Michel, où elle enseignera.

En 1892 elle s’installe à Lausanne où elle ouvre une librairie. Elle crée ensuite avec son mari un institut pour jeunes gens, puis tient pension jusqu’en 1912 à la Clochatte, Le Mont-sur-Lausanne. En 1909, elle publie sous le nom de Victorine B. ses mémoires de la Commune.

De 1915 à 1919, elle collabore à de nombreux journaux : (La Révolution Sociale, Le Cri du peuple, Le Drapeau Rouge, Le Drapeau Noir, L’Hydre Anarchiste, etc.), et probablement au périodique interventionniste de Jean Wintsch, La Libre Fédération. Elle meurt à Lausanne le 4 novembre 1921.

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